« Combien coûte une décennale ? » C’est la première question des artisans qui se lancent. La réponse dépend surtout de votre métier, de votre chiffre d’affaires et de votre expérience. Voici les ordres de grandeur et les leviers pour payer moins.

Les fourchettes de prix par métier
Pour une petite entreprise (un à deux salariés, chiffre d’affaires modéré), les cotisations annuelles constatées se situent en général dans ces fourchettes. Ce sont des repères, pas des tarifs : seul un devis tient compte de votre situation.
- Peintre, plâtrier, poseur de revêtements de sol : environ 600 à 1 500 € par an ;
- Plaquiste, carreleur, menuisier poseur : environ 900 à 2 500 € par an ;
- Électricien, plombier, chauffagiste : environ 1 000 à 3 000 € par an ;
- Maçon, couvreur, charpentier : environ 2 000 à 6 000 € par an, parfois plus ;
- Entreprise tous corps d’état : au cas par cas, selon les lots réalisés.
Ce qui fait varier le prix
- Le métier et les activités déclarées : le gros œuvre, l’étanchéité et la toiture touchent la structure ou le clos et couvert, d’où des sinistres plus coûteux.
- Le chiffre d’affaires : la cotisation est souvent calculée en pourcentage du chiffre d’affaires, avec un minimum.
- L’expérience et les diplômes : une entreprise récente sans expérience prouvée paie plus, quand elle n’est pas refusée.
- Les antécédents : sinistres déclarés, résiliation par un précédent assureur.
- La franchise : une franchise plus élevée fait baisser la cotisation, à condition de pouvoir l’assumer.
- La sous-traitance : sous-traiter beaucoup sans vérifier les assurances de vos sous-traitants augmente le risque pour l’assureur.
Cinq conseils pour payer moins
- Ne déclarez que les activités que vous exercez vraiment. Chaque activité ajoutée « au cas où » alourdit la prime.
- Rassemblez vos justificatifs d’expérience : diplômes, certificats de travail, fiches de paie, attestations d’anciens employeurs.
- Estimez votre chiffre d’affaires avec réalisme. Il sera régularisé en fin d’année, mais une estimation trop haute fait payer trop d’avance.
- Regroupez décennale et RC pro chez le même assureur : c’est souvent moins cher et plus simple en cas de sinistre.
- Comparez chaque année. Les assureurs changent régulièrement leur politique sur les jeunes entreprises et sur certains métiers.
Méfiez-vous des prix trop bas
Un tarif très bas cache parfois une franchise énorme, des plafonds faibles ou une liste d’activités incomplète. Comparez toujours à garanties égales, et vérifiez que l’assureur est autorisé à exercer en France : plusieurs assureurs étrangers à bas prix ont fait faillite ces dernières années, laissant leurs assurés sans couverture.
Questions fréquentes
Peut-on payer sa décennale au mois ?
Oui, la plupart des assureurs acceptent un paiement mensuel ou trimestriel, parfois avec de légers frais.
La cotisation est-elle déductible ?
Oui, c’est une charge professionnelle déductible du résultat de l’entreprise. Pour un micro-entrepreneur, elle est couverte par l’abattement forfaitaire.
Pourquoi mon devis est-il plus cher que celui d’un collègue ?
Même métier ne veut pas dire même risque : chiffre d’affaires, ancienneté, activités annexes et antécédents changent tout.
À lire aussi : la décennale par métier, décennale auto-entrepreneur.

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Comparer gratuitementMis à jour le 29 octobre 2026.